Dr Maxwell MALTZ

PSYCHO CYBERNÉTIQUE

chapitre 7 : Comment vous servir de votre servomécanisme interne

Depuis quelque temps, le mot “stress” est entré dans le langage courant.

On parle de notre époque comme celle du “stress”.

Le souci, l’insomnie, l’ulcère à l’estomac sont considérés comme indissociables du monde moderne.

Et pourtant, je suis convaincu qu’il ne devrait pas forcément en être ainsi.

Vous pourriez vous débarrasser d’une énorme quantité d’angoisses si vous reconnaissez cette simple vérité : le Créateur vous a doté de tous les moyens de vivre avec succès, au sein de notre époque ou de n’importe quelle autre, en vous donnant un mécanisme interne automatique qui est justement fait pour vous assurer le succès.

Le malheur c’est que vous vous entêtez à résoudre tous vos problèmes par la pensée consciente ou l’activité de votre encéphale antérieur.

Cet encéphale antérieur joue un rôle analogue à celui de l’opérateur d’une calculatrice électronique.

C’est par son intermédiaire que vous prenez conscience de votre identité.

C’est par son intermédiaire que vous exercez votre imagination et que vous déterminez vos objectifs.

Vous pouvez ainsi rassembler des renseignements, noter des observations, évaluer les données transmises par le sens, et émettre des jugements.

Mais il n’est pas fait pour créer, tout comme un opérateur devant son ordinateur qui ne peut exécuter lui-même le travail du logiciel qu’il utilise.

Sa fonction est de poser les problèmes et de les identifier.

De par sa nature, il n’est pas et n’a jamais été destiné à les résoudre.

Et pourtant, c’est ce que l’homme moderne essaie de faire : résoudre tous les problèmes avec le seul secours de sa raison.

"“Peu importe ! Demain matin à 7 heures, tout ira bien.”"

walter scott

L’homme d’aujourd’hui, qui compte exclusivement sur sa cérébration réfléchie, devient vite trop timoré, trop anxieux, trop préoccupé des résultats.

Par conséquent, le conseil de Jésus : “Ne vous inquiétez donc pas du lendemain” ou celui de Saint Paul aux Philippins : “Ne vous inquiétez de rien”, perdent tout leur sens pratique.

C’est pourtant l’avis que donnait, il y a plus de 100 ans, le psychologue Williams James.

Dans un essai sur la “relaxation”, il affirmait que l’homme moderne est trop concentré, trop soucieux des résultats, trop anxieux (il écrivait cela en 1899) et qu’il existe une méthode plus efficace et moins astreignante.

“La prudence et le devoir, les sentiments que font naître l’ambition et l’anxiété jouent, bien entendu, un rôle nécessaire dans notre existence.

Mais une fois les grandes décisions prises à leur lumière, écartez-les et ne les laissez pas intervenir dans les détails de l’exécution : votre résolution prise, ne vous inquiétez pas de la réalisation, embrayez votre mécanisme subconscient automatique et laissez-le fonctionner librement. Le service qu’il rendra sera 2 fois meilleur.”

La preuve en est donnée par les écrivains, les inventeurs et autres travailleurs intellectuels, unanimes à avouer que les idées créatrices ne viennent pas de leur pensée consciente, mais jaillissent spontanément, comme un éclair, quand leur esprit “raisonnante” a lâché prise.

Il va sans dire que ces idées ne germent pas sans un examen préliminaire et conscient du problème.

Tout porte à donc à croire que, pour recevoir une inspiration ou une suggestion, il faut franchir 2 étapes :

    • avant tout s’intéresser profondément au sujet, y réfléchir consciemment, envisager et peser toutes les possibilités d’action,
    • mais une fois le problème circonscrit et toutes les données rassemblées, tout effort supplémentaire du cerveau ne sert à rien.

Un effort trop prolongé pourrait même entraver la découverte de la solution.

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