Hypnose

Faut-il faire appel à un hypnothérapeute ou pratiquer l’auto-hypnose ?

L’auto-hypnose est une thérapie efficace pouvant jouer à plusieurs niveaux, intervenir pour remédier aux problèmes les plus divers s’avérant dommageables pour l’individu et son bien-être intérieur.

Cependant, son efficacité peut-elle être remise en question par une pratique exercée individuellement sur des bases mal acquises ?

Ne peut-on pas tomber dans une pratique stérile et décourageante pouvant laisser prendre place au doute et à la lassitude?

La question du recours à l’hypnothérapeute pour une pratique sérieuse de l’auto-hypnose se pose de manière légitime.

Sur quel critère peut-on déterminer que le besoin se fait particulièrement sentir ?

En premier lieu, on peut considérer que les techniques d’induction pour l’accès à l’état hypnotique ont leur exigence dans la manière de les effectuer.

Cependant, lorsqu’elles sont acquises, le problème d’efficacité ne se pose plus. La maîtrise sera parfaite.

L’hypnothérapeute aura un rôle essentiel au début d’une pratique d’auto-hypnose, au stade initiatique.

La question se pose davantage sur le travail de soi en état hypnotique.

En effet, le traitement d’un même problème avec cette technique peut faire l’objet de divers schémas et scenarii.

On peut pratiquer seul l’auto-hypnose, lorsque l’on se réfère à un canevas standard, à l’efficacité prouvée.

L’hypnothérapeute sera par contre le plus à même d’envisager d’autres canevas de travail sur soi, son subconscient, s’il le faut, un moment précis de la période de thérapie.

La connaissance et la perception du patient par le psychothérapeute permettra à ce dernier de rediriger le travail sur soi et le subconscient de manière plus appropriée.

Le professionnel psychothérapeute peut également jouer sur la durée du travail en état de transe, en fonction de la réaction de la personne.

Il est donc manifeste que beaucoup de choses peuvent être abordées individuellement en auto-hypnose; de plus, le recours à un hypnothérapeute pourra s’avérer utile, voire nécessaire à certains stades de pratique, en fonction de la personne et de son degré d’adéquation à l’exercice des phases de cette thérapie.