10 attitudes qui peuvent stimuler l’anxiété et la dépression

Le niveau de stress ressenti est souvent relié à la manière dont vous interprétez les évènements.

Si votre discours intérieur est composé d’inquiétudes, d’anticipations négatives ou de dévalorisations, cela crée de l’angoisse et du stress.

Ce type de pensées survient la plupart du temps de façon automatique à votre esprit, sans toujours tenir compte de tous les éléments de la situation.

Il est donc nécessaire de considérer vos perceptions dans le contrôle du stress et des émotions négatives en général.

En voici quelques exemples :

Le tout ou rien 

Autrement dit, votre pensée manque de nuance. On dirait aussi que vous avez un point de vue manichéen des choses :

Tout ou rien, noir ou blanc, bon ou mauvais, perfection ou échec, jamais ou toujours. Pas de zones grises pour vous !

Vous généralisez à outrance 

Vous tirez une règle générale à partir de cas particuliers: si une fois, toujours ; si pas maintenant, jamais ; si un élément négatif, tout est négatif ; si inconfort, panique.

Vous filtrez l’information 

Vous choisissez un aspect négatif et, tout en ignorant les autres éléments importants, vous restez tellement accroché(e) à ce petit détail de la situation que toute votre vision de la réalité en est faussée.

Par exemple, vous vous préoccupez d’un commentaire négatif que votre partenaire vous a fait, en ne tenant plus compte des commentaires positifs.

Vous rejetez le positif 

Pour diverses raisons, vous rejetez toutes vos expériences positives, en affirmant qu’elles ne comptent pas.

De cette manière, vous préservez votre image négative des choses, même si elle entre en contradiction avec votre expérience quotidienne. 

Exemple : ne pas croire un compliment, en vous disant que la personne « veut seulement être sympa ».

Vous faites des conclusions hâtives 

Vous sautez à une conclusion négative, sans vérifier les faits ou même si aucun fait précis ne peut confirmer votre interprétation.

Vous prévoyez le pire, tout en ayant déjà la conviction que votre prédiction sera confirmée. (c’est une attitude légèrement paranoïaque)

Exemple : penser que l’autre « doit trouver que je suis stupide», malgré le fait objectif que cette personne se comporte correctement.

Vous exagérez, dramatisez et minimisez les situations 

Des événements négatifs sont traités comme des catastrophes, plutôt que de manière plus relative.

Vous amplifiez l’importance de certaines choses, et minimisez l’importance d’autres choses jusqu’à ce qu’elles vous semblent insignifiantes. 

Exemple : vous exagérez vos défauts ou le succès de quelqu’un d’autre, et vous minimiser vos qualités ou les imperfections de l’autre. (Attitude souvent révélatrice d’un manque de confiance ou d’estime de soi)

Vous raisonnez de manière émotive

Vous présumez que vos sentiments les plus sombres reflètent nécessairement la réalité des choses, vous assumez que les réactions émotives reflètent la situation réelle.

Exemple : décider que parce que quelqu’un se sent désespéré, la situation est désespérée.

Vous essayez de vous motiver par des « je devrais » ou des « je ne devrais pas » ou des « je dois » ou des « je ne dois pas » 

C’est un peu comme si, pour vous convaincre de faire quelque chose, il fallait vous battre ou vous punir.

Cela créé chez vous un sentiment de culpabilité. 

Exemple : « Il faut que je sois le meilleur».

La tendance à tout étiqueter 

Au lieu de vous référer à des actions spécifiques, vous vous apposez une étiquette négative globale, en utilisant des mots très colorés et chargés d’émotion.

Exemple : « Je suis bon à rien».

Vous prenez les choses personnellement 

Vous vous considérez responsable d’un événement malheureux, alors qu’en réalité, il a été provoqué par d’autres facteurs. 

Exemple : « Si je ne lui avait pas dit ça, l’accident ne serait pas arrivé ».

Conclusion

Heureusement, ces attitudes ne sont pas “vous”. Il s’agit seulement de comportements, et ces comportements sont modifiables !

 

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